Conception durable de l’habitat

Les services du CID


Conception durable

La conception Bioclimatique, qu’est-ce que c’est?

La conception bioclimatique consiste à adapter un bâtiment, une construction à l’environnement pour en tirer le meilleur parti. Les objectifs principaux sont de capter un maximum d’apport solaire en hiver, se protéger de la chaleur en été, et de limiter les déperditions thermiques.

Ainsi, on va travailler sur une conception pragmatique qui mêlera :

-la compacité du bâtiment (la forme et les volumes)

Compacité

-l’orientation (des ouvertures notamment)

Orientation maison hiver et été

-les performances thermiques des parois (résistance thermique, inertie et réactivité thermique)

window-163694_640Isolation - fibre bois

 

-les performances des appareils énergétiques (chauffage, ventilation, eau chaude sanitaire…)

Quels sont les outils ?

Différents outils nous permettent de mener une étude précise des déperditions, des apports solaires et du confort d’été :

-La simulation thermique dynamique (STD) : ce n’est pas une étude réglementaire. Cette dernière se contente de simplifier un projet et d’étudier de façon statique ses déperditions. Le but étant de pouvoir comparer le projet à une référence et donc à en déduire la conformité ou non. C’est le principe de la RT2012.

Au contraire, la STD a pour objectif de visualiser les déperditions en dynamique (on prend en compte l’environnement du bâtiment, l’utilisation du bâtiment par ses occupants). Elle permet de comparer des solutions entre elles et de prévoir le fonctionnement physique du bâtiment. C’est un outil de conception et d’aide aux choix énergétiques et thermiques.

-l’Accès à la lumière naturelle : C’est un calcul qui permet de visualiser l’apport lumineux naturel heure par heure sur toute une année. On peut ainsi connaitre l’impact des arbres ou des bâtiments voisins sur la luminosité d’une pièce. On peut également en tirer parti pour choisir judicieusement l’emplacement des futures lumières artificielles.

89Même si en France, l’eau potable ne manque pas encore, elle continue de se raréfier dans d’autres régions du monde.

Pourtant l’eau potable est très largement gaspillée dans les états occidentaux qui ont un accès facile à celle-ci. On peut ajouter à cela le problème de traitement des eaux usées qui polluent le cycle de l’eau.

Il faut donc gérer l’eau durablement pour éviter toute pénurie, toute pollution (qui ne peut être que mauvaise pour nous dans le sens où l’eau fait partie d’un cycle, donc on récupère d’un coté ce qu’on jette de l’autre)

Les trois axes de réflexion pour améliorer la gestion de l’eau

gestion durable de l'eau

 

-Faire des économies d’eau potable ; c’est ce qu’on appelle le flux entrant (l’eau qu’on paie sur nos factures). Dans ce domaine les solutions peuvent être actives ou passives.

Une solution active va demander un changement de comportement de l’usager ; il va faire le choix de consommer moins d’eau (remplacer le bain par la douche, fermer le robinet lorsqu’on se brosse les dents…)

Alors qu’une solution  passive va dépendre des appareils (robinet à réduction de pression, chasse d’eau à boutons deux volumes…)

Une autre solution aussi, sera de substituer l’eau potable à de l’eau non potable pour certaines utilisations. Ce qui nous amène au deuxième axe de réflexion.

 

-Gérer les eaux pluviales ; c’est ce qu’on appelle le flux traversant (il traverse la parcelle sans enter en interaction avec le circuit de l’eau potable) Ici les solutions sont de deux ordres.

D’abord la récupération de l’eau de pluie permet de la substituer à l’eau potable dans les toilettes par exemple ou pour l’arrosage du jardin. Avec des traitements à domicile appropriés, on peut même étendre l’utilisation à la lessive.

Puis l’amélioration de la qualité de cette eau. Sachant qu’elle traverse le terrain, celui-ci ne doit pas être pollué. Malheureusement, beaucoup de terrains en plus des terres agricoles sont pollués par des pesticides ou autres produits chimiques. Cette eau s’écoulant dans les nappes phréatiques pour une partie et dans les égouts pour une autre partie, devra être d’autant plus traitée qu’elle est polluée.

Encore une fois on comprendra que l’eau, comme l’énergie, fait partie d’un tout, actuellement fortement déséquilibré par des pressions sur la ressource et une mauvaise gestion des rejets. Ce qui nous amène au troisième axe de réflexion.

 

-Gérer les eaux usées ; c’est ce qu’on appelle le flux sortant (les eaux ménagères qui viennent des éviers et des machines à laver et de la salle de bain, et les eaux vannes qui viennent des toilettes) Là encore, deux types de solutions.

Le recyclage des eaux ménagères ; on réduit encore un peu plus l’utilisation d’eau potable. Le principe est de traiter les eaux pour les rendre propres à la réutilisation. Il faudra alors veiller à utiliser des produits d’entretien biodégradables ou non chimiques.

Le traitement des eaux usées sur place. Lorsqu’y n’y a pas de tout-à-l’égout, il faut préférer des micro-stations d’épuration ou du traitement par phytoépuration à la fosse septique, qui présente souvent des fuites au bout de quelques années et pollue ainsi l’environnement.


Le CID vous proposera des solutions de gestion durable de l’eau dans chacun de ses trois axes.

Nous vous aidons à fixer des objectifs en termes d’économies, de volume, d’autonomie etc. Puis nous établissons un  programme pour atteindre ces objectifs.

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La problématique du déchet est la suivante : on produit trop de déchets, de trop mauvaise qualité (pas toujours recyclables ou valorisables), trop mal triés, et très mal traités.

A l’échelle du ménage ou du consommateur, on ne peut pas directement influer sur le traitement du déchet, mais on peut influer sur le type de déchet produit et sur son volume.

 

Quelques chiffresflickr-2750056025-hd

La production de déchet par habitant est d’environ une demi-tonne par an.

20% du plastique est recyclé en France en 2012 : le reste se retrouve dans en décharge et finira enfouit ou pire, brulé. Soit 105 kilos chaque seconde qui finit dans cette situation en France.

L’aluminium qui est recyclable à l’infini, n’est recyclé en France qu’à 32%.

Il y a bien un problème : au lieu d’être une boucle, le système est linéaire

(voir  la vidéo « Story of Stuff »)

Comment changer les choses ? Deux axes principaux

-D’abord réduire la production à la source en faisant pression sur la demande : c’est le pouvoir du consommateur. Privilégier les produits moins emballés, ou mieux emballés (emballages recyclables papier par exemple).

-Puis la gestion des déchets du foyer. Ici, toutes les solutions sont connues, mais demandent parfois une volonté forte et une organisation pour agir. Le tri, le compost, la réutilisation, la vente ou le don d’objets qui partent habituellement à la décharge.


 

Sur ces deux axes, le CID vous propose des solutions pour réduire la production, et pour améliorer la gestion des déchets.

On répondra notamment à ces questions :

Quels produits et emballages privilégier ?

Où amener les déchets au tri particulier (piles, ampoules, batteries etc.) ?

donner les objets que vous ne voulez plus ?

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La construction d’un bâtiment et les terrassements qui vont avec, peut-être un véritable traumatisme pour l’environnement direct et pour l’environnement global.


 

C’est pour aider à réduire cet impact que le CID propose plusieurs services dans ce sens.

-Une analyse de site qui sert à intégrer convenablement la construction sur le terrain, et prendre en compte toutes les caractéristiques importantes.

On s’intéressera notamment à :

La pollution des sols par des activités antérieures (garage, industrie…).

La biodiversité ; la présence d’espèces animales ou végétales particulières. L’utilisation possible d’arbres comme protection solaire naturelle.

Le climat et en particulier la pluviométrie, l’ensoleillement et l’importance des vents

Les nuisances sonores ou électromagnétiques à proximité du bâtiment

L’organisation du chantier à faibles nuisances

-Une étude d’impact des matériaux utilisés. Certains matériaux demandent beaucoup d’énergie ou de ressources à produire. L’idée est donc de prendre en compte dans le choix des matériaux de construction ce qu’on appelle leur analyse de cycle de vie (ACV).

Cette analyse consiste à connaitre et comparer la pression d’un produit sur les ressources ou sur l’environnement tout au long de son cycle de vie (extraction des matières premières et des sources d’énergie, transport et distribution, étapes de production, utilisation du produit, gestion de la fin de vie via son traitement, production vie et fin de vie des infrastructures nécessaires à toutes ces étapes)

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L’air intérieur des constructions est plus pollué que l’air extérieur.

Comment est-ce possible ?

L’air intérieur d’un bâtiment doit être renouvelé pour des raisons d’hygiène et de salubrité du bâtiment. Lorsque ce renouvellement est insuffisant, l’air vicié (chargé par exemple du CO2 venant de la respiration humaine ou des polluants émanant des voitures) reste dans un environnement clos. On respire donc cet air de mauvaise qualité.

Le premier geste est donc de ventiler convenablement le bâtiment. Mais ce n’est pas suffisant. En effet, énormément d’éléments de constructions mais aussi des meubles ou des objets dégagent des polluants plus ou moins nocifs pour la santé.


 

Le CID propose lors de la construction d’orienter vos choix sur des matériaux à faibles impact sur votre santé (par exemple des peintures sans toluène pour prévenir des troubles neurologiques).