Les exigences de la RE2020

Les exigences de résultats (indicateurs)

  • =

    Le Bbio

    Le besoin bioclimatique (Bbio) caractérise les performances thermiques du bâti dans sa globalité ; performance des parois et des menuiseries, orientation, apports gratuits etc
    Il s’agit du besoin de chaud, de froid et d’éclairage.

    Nouveauté apportée par la RE2020 par rapport à la RT2012 : le Bbio intègre le besoin de froid même lorsque le bâtiment n’est pas climatisé.

    Le coefficient Bbio doit être inférieur au Bbiomax.

    Bbio < Bbiomax

    Celui-ci correspond à une valeur forfaitaire en fonction du type de bâtiment (63 pour les maisons individuelles), et est modulé en fonction de la localisation géographique, la surface des combles, la surface moyenne des logements, la surface totale (collectif) et l’exposition au bruit.

    Bbio_max = Bbio_maxmoyen x (1+Mbgéo + Mbcombles+ Mbsurf_moy+Mbsur_tot+Mbbruit)

    Il n’a pas d’unité, il est exprimé en points.

  • =

    Le Cep

    La Consommation d’énergie primaire correspond à l’énergie consommée sur un an et par unité de surface dans des conditions minorée de la production d’énergie à demeure. On comptabilise ainsi 8 postes de consommation :

    • Chauffage
    • Climatisation
    • Eau chaude sanitaire
    • Eclairage
    • Auxiliaires (chauffage, ventilation)
    • Ascenseurs ou escalators*
    • Eclairage et ventilation des parkings*
    • Eclairage des circulations (collectif)*
      *Nouveaux postes avec la RE2020

    Le coefficient Cep doit être inférieur au Cep_max.

    Cep < Cep_max

    Celui-ci correspond à une valeur forfaitaire en fonction du type de bâtiment, et est modulé en fonction du type de bâtiment, de la localisation géographique, la surface des combles, la surface moyenne des logements, la surface totale (collectif) et la catégorie de contraintes extérieures (anciennement CE1 et CE2).

    Cep_max = Cep_maxmoyen x (1+ Mcgéo + Mccombles + Mcsurf_moy + Mcsurf_tot + Mccat)

    Il est exprimé en kWh ep/ (m².an)

  • =

    Cep,nr

    Proche du Cep, ce nouvel indicateur prend compte uniquement des consommations en énergie primaire non renouvelable du bâtiment. Les économies d’énergie doivent porter en priorité sur les énergies non renouvelables.

    Le Cep doit être inférieur au Cep_max.

    Cep,nr < Cep_max,nr

    Celui-ci correspond à une valeur forfaitaire en fonction du type de bâtiment, et est modulé en fonction du type de bâtiment, de la localisation géographique, la surface des combles, la surface moyenne des logements, la surface totale (collectif) et la catégorie de contraintes extérieures (anciennement CE1 et CE2).

    Cep,nr_max = Cep,nr_maxmoyen x (1+ Mcgéo + Mccombles + Mcsurf_moy + Mcsurf_tot + Mccat)

    Il est exprimé en kWh ep/ (m².an)

  • =

    Ic énergie

    les consommations d’énergie importées et consommées par le bâtiment liées à son utilisation (pour chaque usage réglementaire, donc hors domestique)

    L’ Ic énergie doit être inférieur au Ic energie_max.

    Ic énergie < Ic energie_max

    Celui-ci correspond à une valeur forfaitaire en fonction du type de bâtiment, et est modulé en fonction de la localisation géographique, la surface des combles, la surface moyenne des logements, la surface totale (collectif) et la catégorie de contraintes extérieures (anciennement CE1 et CE2).

    Icénergie_max = Icénergie_maxmoyen × (1 + Mcgéo
    + Mccombles + Mcsurf_moy + Mcsurf_tot+ Mccat)

    Il est exprimé en kg éq CO2/ m²

  • =

    Ic Construction

    Il est composé de deux indicateurs :

    Ic composants : l’impact des produits de construction et équipements (de chauffage, de climatisation, de ventilation…), y compris les réseaux et espaces de parkings du bâtiment. Il a fallu produire, transporter, mettre en œuvre, utiliser et il faudra démolir tous ces composants : Cet indicateur couvre l’ensemble des étapes du cycle de vie ;

    Ic énergie : les consommations d’énergie importées et consommées par le bâtiment liées à son utilisation (pour chaque usage réglementaire, donc hors domestique)

    Ic chantier : couvre les consommations d’énergie du chantier de construction, les consommations et rejets d’eau du chantier, l’évacuation et le traitement des déchets du terrassement et les composants utilisés pour réaliser des ouvrages provisoires nécessaires au chantier.

    L’ Ic construction doit être inférieur au Ic construction_max.

    Ic construction < Ic construction_max

    Celui-ci correspond à une valeur forfaitaire en fonction du type de bâtiment, et est modulé en fonction de la surface des combles, la surface moyenne des logements, l’impact des infrastructures (sous-sol, fondations), l’impact des VRD, la localisation géographique, l’impact des données environnementales par défaut.

    Icconstruction_max = Icconstruction_maxmoyen × (1 + Micombles + Misurf) + Miinfra + Mivrd + Migéo + Mided

    Il est exprimé en kg éq CO2/ m²

  • =

    Degrés heures

    Nouvel indicateur remplaçant l’inefficace Ticref de la RT2012, le degré-heure d’inconfort DH représente le niveai d’inconfort perçu par les occupants sur l’ensemble de la saison chaude. Il s’agit de la somme de l’écart entre la température de l’habitation et la température de confort.

    Deux seuils sont ainsi introduits

    • Un seuil bas 350 °C.h en dessous duquel le critère est respecté.
    • Un seuil haut DH_max (qui varie suivant les contraintes extérieures du bâtiment.) au-dessus duquel le critère n’est pas respecté.

    Entre les deux, le critère est respecté mais un forfait refroidissement doit être ajouté au Cep (rendant celui-ci plus contraignant).

Les exigences de moyens

Les exigences suivantes s’appliquent pour les maisons individuelles.

  • =

    L’accès à l’éclairage naturel

    la surface totale des baies doit être supérieure ou égale à 1/6 de la surface de référence.

    En complément, un certain niveau d’éclairement est demandé ainsi que pour au moins une pièce principale avoir à 1m de distance de la façade une vue à la fois sur le ciel et l’horizon.

  • =

    Isolation thermique

    Les parois séparant des parties de bâtiment à occupation continue de parties de bâtiments à occupation discontinue doivent présenter un coefficient de transmission thermique, U, qui ne peut excéder 0,36 W/(m2.K) en valeur moyenne. On limite ainsi les déperditions entre deux zones d’un bâtiment qui n’ont pas la même utilisation (par exemple zone de bureaux et zone d’habitation)

    Le ratio de transmission thermique linéique moyen global, Ratio ψ, des ponts thermiques du bâtiment n’excède pas 0,33 W/(m2.K).

    De plus, le coefficient de transmission thermique linéique moyen des liaisons entre les planchers intermédiaires et les murs donnant sur l’extérieur ou un local non chauffé, ψ9, n’excède pas 0,6 W/(ml.K).

  • =

    Mesure de la consommation d’énergie

    Les bâtiments ou parties de bâtiments à usage d’habitation sont équipés de systèmes permettant de mesurer ou d’estimer la consommation d’énergie de chaque logement, excepté pour les consommations des systèmes individuels au bois en maison individuelle ou accolée.

    En cas de production collective d’énergie, on entend par énergie consommée par le logement la part de la consommation totale d’énergie dédiée à ce logement selon une clé de répartition à définir par le maître d’ouvrage lors de la réalisation du bâtiment.

    Ces systèmes permettent d’informer les occupants, a minima mensuellement, de leur consommation d’énergie.
    Cette information est délivrée dans le volume habitable, par type d’énergie, a minima selon la répartition suivante :

    • chauffage
    • refroidissement
    • production d’eau chaude sanitaire
    • réseau prises électriques
    • autres

    Cette répartition peut être basée soit sur des données mesurées, soit sur des données estimées à partir d’un paramétrage préalablement défini.

    Toutefois, dans le cas d’un maître d’ouvrage qui est également le futur propriétaire bailleur du bâtiment construit, notamment les maîtres d’ouvrage de logements locatifs sociaux, cette information peut être délivrée aux occupants, a minima mensuellement, par voie électronique ou postale et non pas directement dans le volume habitable.

  • =

    Étanchéité à l’air de l’enveloppe

    Une parfaite étanchéité de l’enveloppe du bâtiment permet de réduire les entrées d’air non contrôlées, c’est-à-dire autre que celles prévues pour la ventilation. Toute entrée d’air parasite influe sur la consommation de chauffage et donc sur la performance globale du bâtiment.

    Ainsi la perméabilité à l’air de l’enveloppe Q4Pa-surf sous 4 Pa doit être inférieure ou égale à 0.6 m3 par heure par m² de parois déperditive, hors plancher bas, en maison individuelle. (1m3/h/m² pour le collectif).

  • =

    Système de ventilation

    Nouveauté de la RE2020, le système de ventilation doit être vérifié et ses performances sont mesurées par une personne reconnue compétente par le ministre chargé de la construction.